Vote électronique à l’étranger – Déclaration de Jean-Marc Ayrault (7 mars 2017)

Vote électronique à l’étranger – Déclaration de Jean-Marc Ayrault (7 mars 2017)

Le candidat des Républicains à l’élection présidentielle s’est exprimé, ce matin, sur la décision de ne pas organiser de vote électronique pour l’élection des députés des Français de l’étranger en juin prochain.

Ses critiques sont aussi excessives sur la forme qu’injustifiées sur le fond. Ma responsabilité en tant que ministre en charge de l’organisation de ce vote à l’étranger est de ne prendre aucun risque qui mettrait en danger ce scrutin essentiel à la vie démocratique de notre pays.

Il est ahurissant qu’un candidat à la présidence de la République méconnaisse à ce
point le niveau élevé de la menace de cyber-attaques alors que des institutions publiques et privées en subissent quotidiennement. Ce n’est pas par hasard que les Pays-Bas, qui utilisent depuis dix ans le vote électronique, ont décidé cette année de ne pas y recourir.

Je ne peux accepter, en particulier de la part de François Fillon, de voir dans cette décision un « déni de démocratie ».

Les Français de l’étranger pourront élire leurs députés en choisissant de voter à l’urne, par correspondance ou par procuration.

Mon ministère consentira un effort exceptionnel pour permettre au plus grand nombre d’exprimer leur choix, y compris en ouvrant plus de bureaux de vote à l’étranger que ce qui était prévu.

Enfin, je ne peux pas plus tolérer du même François Fillon que mon ministère soit accusé d’un « beau gâchis d’argent public », alors que le développement d’un nouveau système de vote électronique se poursuit en vue de son utilisation lors de prochaines échéances électorales à l’étranger. La sécurité de ce système est aujourd’hui jugée insuffisante par les experts pour garantir l’intégrité du scrutin. Mon ministère continuera à travailler d’arrache-pied afin de remédier aux défauts constatés et tenir compte du niveau de la menace.

publié le 14/03/2017

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