Message d’au revoir de la Consule générale

JPEG

Türkçe için tıklayın

Chers amis, Chers compatriotes,

L’heure est venue pour mon conjoint Olivier Bouquet et moi-même de vous dire au revoir.

Ces trois dernières années auront été intenses, et bien sûr marquées par les problématiques de sécurité et la tentative de coup d’Etat.

Nos deux pays ont été frappés par Daech, et la Turquie également par le PKK. Nous sommes unis dans la lutte contre le terrorisme, d’où qu’il vienne.

Naturellement, la sécurité de nos compatriotes, de nos écoles, de nos emprises, est la priorité de l’Ambassadeur Charles Fries, et la nôtre ici et avec nos consuls honoraires à Izmir, Bursa et Edirne.

Tout le consulat est mobilisé pour alerter, répondre, rassurer et je rends hommage à la mobilisation de mon équipe, et remercie également nos conseillers consulaires, Florence Öğütgen, Bernard Burgarella et Marie-Rose Koro pour leur appui.

En lien constant avec les autorités turques, nous avons considérablement renforcé notre sécurité. Nous continuerons de le faire, avec elles.

Nous nous sommes attachés au cours de ces trois années avec l’Ambassade et l’ensemble des services de l’Etat à Istanbul à représenter et à faire aimer, une France qui change, plus diverse, moderne et dynamique qu’on ne le pense parfois.

Une France qui aille vers nos amis turcs, une France qui s’adresse à l’ensemble de la société turque, sans exclusive, une France qui comme ses partenaires et alliés assume ses convictions et nos attentes sur les droits de l’homme et des femmes. Une France qui saisit toutes les opportunités de coopération avec la puissance émergente turque.

Je suis heureuse d’avoir inscrit notre présence à Istanbul dans la continuité mais aussi dans la nouveauté, avec des initiatives qui sont devenues des traditions : nous sommes allés contre certains préjugés, en montrant une laïcité ouverte avec notre « Nuit du ramadan », un iftar suivi d’une rencontre musicale ; nous avons joué avec les clichés positifs sur la France comme par exemple celui de la France pays de l’amour avec notre soirée « je t’aime / seni seviyorum » ou pays de la gastronomie avec la journée pâtisserie.

La liste est longue des activités développées ici avec les différents services et tout particulièrement l’institut français et Business France, car la promotion de notre influence sur le terrain culturel sert nos intérêts économiques et inversement.

Je suis tout particulièrement heureuse d’avoir mis à l’honneur nos compatriotes franco-turcs avec l’anniversaire de l’accord migratoire franco-turc, comme des nombreuses activités, souvent discrètes, parfois publiques, avec des femmes de différents horizons, conservateurs et laïcs, autour de thèmes d’intérêt commun.

Je retourne à Paris comme secrétaire générale du comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation, sur des thématiques qui garderont la Turquie parmi mes centres d’intérêt.

Mon conjoint Olivier Bouquet continuera de venir régulièrement comme il l’a toujours fait dans le cadre de ses travaux sur l’Empire ottoman.

Mon successeur arrivera début septembre et l’intérim sera assuré par mon adjoint, Aurélien Maillet.

La Turquie et notre communauté française ont traversé d’autres périodes de tensions, et ont toujours su les dépasser.

A nos amis turcs, je voudrais dire d’avoir confiance dans la société civile turque et l’avenir de la Turquie. Et si je n’ai qu’un message envers la communauté française, ce serait d’être fier d’être Français ici en Turquie.

A tous, je sais que nous pourrons continuer de compter sur votre amitié pour faire rayonner la France ici.

Comme dit le poète, « quand on aime, il faut partir », et comme on dit en turc, bon courage à nous tous.

Muriel DOMENACH

publié le 19/09/2016

haut de la page